Histoire

     >Le Pays de Briey est un condensé de l’histoire du XXème siècle.

Essor industriel, croissance économique et démographique, crise s’y sont chronologiquement succédés. L’héritage de cette mutation est important et se matérialise dans le quotidien de tous les habitants au travers de leur cadre de vie. La ville y est omniprésente et s’offre sous des formes différentes. Ce territoire a en effet connu toutes les grandes évolutions de la fabrique des villes et les principales utopies du XXème siècle. De la fameuse Cité-jardin à la Cité Radieuse de Briey en passant par la Cité ouvrière et la Ville-usine, ce territoire est incontestablement inscrit dans l’histoire de l’urbanisme.

L’une des grandes caractéristiques du Pays du Bassin de Briey tient dans son développement au cours des 150 dernières années. En 1870, une ville comme Joeuf ne comptait que 270 habitants. En 1910 sa population atteint alors près de 10 000 habitants. Joeuf est un exemple parmi d’autres dans le secteur. Hormis Briey et quelques villages demeurés ruraux, la plupart des villes du Pays du Bassin de Briey ont connu une très grande mutation entre 1870 et 1970.

Entre essor et déclin, ces villes se sont constituées grâce au développement d’un complexe industrialo-minier. Les industries sidérurgiques pour des raisons techniques ont occupé les fonds de vallée notamment la vallée de l’Orne tandis que l’activité minière s’est implantée sur les refends du plateau lorrain dans le Jarnisy, dans l’audunois et le Piennois.

Les besoins en main d’œuvre étaient tels que les maitres de forges ou directeur de mine ont eu à recourir massivement à une main d’œuvre immigrée. Du fait de la faiblesse des équipements existants, des villes nouvelles se sont constituées au gré des besoins des industries. Villes-usines et cité jardins ont donc vu le jour sur l’ensemble du territoire des 5 communautés de communes.

Ainsi le territoire du pays du Bassin de Briey a connu un développement exponentiel entre 1870 et 1960, marquant profondément les paysages urbains et mettant en avant un modèle d’habitat dit de cités ouvrières. Derrière cette appellation générique se cachent des réalités multiples. Les formalisations urbaines et architecturales peuvent être effectivement diverses. Ce legs a traversé le temps et ce patrimoine d’une autre époque est encore aujourd’hui utilisé comme habitation par les nouvelles générations.

Romain Zattarin